La sécurisation foncière et la démarche inclusive et participative contribuent à la mise en œuvre de projets d’agrobusiness

Vallée du Ngalam et Lac de Guiers (Nord du Sénégal)

Contexte

Les projets d´agrobusiness entrainent le plus souvent une mise à disposition d´assiettes foncières à grande échelle. Ces opérations sont effectuées dans la plupart des cas sans une implication réelle des populations détentrices et exploitants les terres. Elles charrient ainsi des conflits qui compromettent l´investissement et la paix sociale dans les zones de terroir.

Au Sénégal, les conflits fonciers entre élus locaux, investisseurs et communautés autochtones sont fréquents. Ce phénomène n’échappe pas à la région de Saint-Louis dont les terres font l’objet d’une grande convoitise en raison de leur fertilité à l’agriculture et leur proximité avec des sources d’eau douce abondante.

Les Sénégalais ont encore en mémoire la douloureuse histoire de la Commune de Fanaye (au Nord du Sénégal) qui a engendré des morts en 2011 suite au refus des populations d’accepter la délibération du Conseil Municipal d’octroyer plus de 20,000 ha à un investisseur privé pour l’installation d’une compagnie agricole de production de biocarburant.

C´est dans cette zone du Sénégal (Régions de St Louis et de Louga) et dans ce contexte particulier que le PDIDAS développe un projet orienté exclusivement vers la production horticole d´environ100 000 t sur une superficie de 10 000 hectares.

Campagne de communication pour la participation des acteurs à la prise de décision

Ayant tiré des leçons des projets antérieurs et des conflits qu´ils ont générés, le PDIDAS a mis en place un processus de collaboration entre les différents acteurs (Etat, Collectivités Locales, Populations, Investisseurs), basée sur une recherche permanente de la préservation des intérêts de chaque partie. La particularité de ce processus est le rôle central donné aux populations et le travail de communication qui l´accompagne.

Ainsi le processus de mise à disposition du foncier au profit des investisseurs   repose sur un pilier central : l´offre volontaire de terres par les populations et leur participation à toutes les étapes du processus.

Pour mettre en œuvre ce schéma, le PDIDAS a mis en place une campagne d’information et de plaidoyer. Afin d’atteindre les acteurs concernés, particulièrement les communautés, plus de 4,000 fiches d’information en langues Pulaar et Wolof ont été développées et des points focaux désignés et formés pour jouer un rôle d’intermédiaire entre les communautés et le Projet. C’est la stratégie du « bottom up » qui a été développée, c’est-à-dire, commencer par les communautés pour ensuite remonter vers les autorités.

Le Processus a été mené auprès des populations des 41 villages répartis dans 9 communes d’intervention du Projet.

Plus de 100 sessions d’information et de consultations villageoises ont permis de discuter et prendre en compte les besoins de près de 40,000 personnes au niveau local, de 50 investisseurs et plus de 500 autorités administratives, maires, conseillers municipaux et responsables de services déconcentrés de l’Etat. Plus de la moitié de la population touchée par ces sessions est constituée de jeunes et de femmes.

Tous les acteurs institutionnel et non institutionnel, (populations jeunes, femmes, notables et chefs religieux, autorités administratives, services techniques) intéressés ou impliqués dans la gestion du foncier ont été informés, consultés, et ont donné leur point de vue sur le processus de mise en œuvre.

Parallèlement à cette communication directe avec les communautés et les décideurs locaux, le PDIDAS a aussi développé des relations avec les médias qui ont permis d’obtenir des dizaines de succès médiatiques dans les médias clés (presse écrite, presse en ligne, radio) dont le quotidien national Le Soleil. Une vingtaine de journalistes ont participé à unn déjeuner de presse initié par le PDIDAS pour leur permettre de mieux comprendre ses objectifs et sa démarche, et aller au-delà du factuel. 

Les autorités administratives aussi n’ont pas été en reste. Des rencontres régulières ont été tenues avec les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets pour informer et partager sur le processus de mise en œuvre du Projet.

Le PDIDAS a aussi entrepris de promouvoir son modèle en faisant des insertions dans des publications à forte audience telle que le « Guide Invest in Sénégal 2016» et une publication présentée  lors de la conférence annuelle sur  foncier et pauvreté  de la Banque Mondiale en 2017. Lire la suite >>>>

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